Namur Charlotte Deborsu répond aux critiques qui ne cessent de déferler sur les réseaux sociaux.

Âgée aujourd’hui de 22 ans, Charlotte Deborsu est vivement attaquée par certains depuis qu’elle est devenue échevine. Elle répond aux critiques.

On lui reproche d’être privilégiée, d’être née avec une cuillère en argent dans la bouche. "Mon père (Frédéric Deborsu, NdlR) est fonctionnaire, ma mère vend du carrelage, je ne pense pas être une privilégiée. Mon père, étant bilingue, a eu la chance de faire quelques chouettes trucs à côté, mais on est loin de la famille fortunée que certains imaginent."

On lui fait le procès de ne pas être à sa place par mérite, mais à cause de son nom. "J’ai certainement eu un avantage, c’est que mon parti (le MR, NdlR) m’ait placée en 5e position, bien visible, parce que j’étais une femme, jeune, et avec un nom qui est familier à certains. D’autres candidats portant des noms connus étaient sur les listes, tous n’ont pas été élus. Alors c’est vrai que mon père, par son métier, rencontre beaucoup de monde, que mes parents sont très sociables et qu’ils reçoivent beaucoup. Mais tout candidat aux élections active son carnet d’adresses et celui de ses proches."

Certains soupçonnent que, pour avoir réussi son année avec une grande distinction, c’est qu’elle n’a pas fait correctement son boulot d’échevine. "J’ai pris quelques heures pendant le blocus, il est vrai. Mais je les rattrape par ailleurs car je suis de service 7 jours sur 7. Et je ne prends presque pas de congés cet été. Je ne m’en vante pas, mais je n’ai pas manqué le travail pendant l’année à cause des cours car je n’y suis pas allée. J’ai des facilités et j’ai pu me tenir au courant grâce à d’autres étudiants. À partir du moment où il y avait un cours écrit, je l’ai étudié et j’ai passé mes examens sans parler aux profs de quoi que ce soit. La plupart ne savent pas que je suis échevine, je pense. Ils sont à Louvain-la-Neuve, pas Namur."