Le gouverneur Denis Mathen veut améliorer la procédure d’information

PROVINCE DE NAMUR La France n’a prévenu aucune instance belge lors de l’incident récent à la centrale de Chooz. Le 6 décembre 2011, de l’acide sulfurique avait été rejeté dans la Meuse suite à une fuite, provoquant une baisse du pH dans le fleuve. La nouvelle n’a été divulguée que récemment.

Certes, l’accident a été jugé mineur et les contrôles effectués à Hastière n’ont révélé aucune baisse alarmante du pH dans l’eau. Néanmoins, cette situation du fait accompli a choqué l’opinion politique et citoyenne.

Voilà pourquoi, hier, le gouverneur de la Province de Namur, Denis Mathen, a tenu à faire une mise au point. Le gouverneur a rappelé que les conventions franco-belges d’assistance mutuelle en cas de catastrophes ou d’accidents graves existent depuis 1981. Plus particulièrement, un accord de coopération franco-belge sur la centrale électronucléaire de Chooz et les échanges d’information en cas d’incident date de 1998.

En outre, il existe un arrangement particulier entre le gouverneur de la province de Namur et le préfet des Ardennes relatif à l’assistance mutuelle et échange d’information. Accord qui a été amendé depuis à deux reprises pour améliorer la transparence.

“À l’évidence, cette fois, il y a eu un couac dans la procédure d’information. L’info a été donnée mais pas en termes précis via un bulletin d’information dont on ne retrouve pas la trace, et de toute façon le canal de transmission avec mes services n’a pas eu lieu !”, explique Denis Mathen.

Voilà pourquoi le gouverneur songe à un 3e avenant pour améliorer encore cet arrangement particulier : “la collaboration avec la centrale de Chooz a été exemplaire ces dix dernières années mais elle doit le rester. Ce qui me préoccupe, c’est d’être sûr d’avoir la bonne information le jour où un incident plus important devait se produire”, conclut le gouverneur, Denis Mathen. Une réunion avec le préfet des Ardennes est planifiée.



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