Dans un communiqué, la CNE (Centrale Nationale des Employés - CSC) rappelle que le réseau des BéBéBus est une asbl qui occupe 30 travailleurs dont la grande majorité sont des puéricultrices. Par deux, elles embarquent chaque matin dans une camionnette avec le matériel nécessaire à destination d’une commune de la province où un local leur est dédié pour accueillir des enfants de 0 à 3 ans. La spécificité de ce milieu d’accueil atypique est qu’il permet aux parents qui ont besoin de souffler, qui sont en recherche d’emploi, en réinsertion professionnelle, … de confier leurs enfants à des professionnelles de la petite enfance.

Cet accueil original qui répond à une réelle demande a été initié par la province il y a 10 ans. Fin septembre, la province a informé l’employeur de la fin de ce subside récurrent et important pour le bon fonctionnement de l’asbl. Quel paradoxe, clame l'organisation syndicale: "La prise en charge financière des zones de secours dépend désormais de la province! Traduisez: il faut faire des économies ailleurs. Après une restructuration au sein même de la province, ce sont maintenant plusieurs asbl dont la finalité sociale est l’insertion et la lutte contre la pauvreté qui sont touchées, dont le réseau BéBéBus".

L’employeur, indique la CNE, n’a pas tardé à réagir et, avec son bâton de pèlerin comme chaque année, multiplie les contacts pour boucler le budget et dénoncer cette décision. La délégation syndicale CNE a aussi l'a rencontré ce lundi. "Les emplois sont pérennisés à moyen terme mais nous avons décidé de rejoindre le plan d’actions de la direction dont la première étape était une manifestation devant le palais provincial de Namur ce mercredi matin, une action commune des différentes associations concernées".