Fabian est accusé de faits de harcèlement sur celle qu’il considérait comme sa compagne. Les faits ont eu lieu entre le 31 décembre 2013 et le 16 septembre 2015 dans la région de Sambreville. L’homme est en aveux des préventions : avoir sonné intempestivement à sa porte, avoir mis de la colle dans la serrure du garage, lui avoir crevé des pneus à plusieurs reprises, avoir fait des coups dans sa voiture et enfin l’avoir inondée de messages. La fin de la relation et la réception de messages qu’il considérait comme insultants ont causé ce déferlement de comportements inadéquats.

D’après l’avocat de la victime, le prévenu avait une vision fantasmée de la relation. Il réclame 2500 de dommage moral et un euro à titre provisionnel pour les dommages matériels.

Le substitut Marganne, qui ne s’oppose pas à une mesure de suspension du prononcé de la condamnation, rappelle que le prévenu a effectué deux mois de détention préventive et qu’il fait preuve d’intolérance à la frustration.

Me Somers, l’avocate de Fabian, revient sur la difficulté de son client à cerner la limite entre l’amour et l’amitié. "Il n’a de cesse de se dévaluer ou de se sous-estimer. Il a de gros problèmes de santé et est invalide. Ces faits sont cependant derrière lui." L’avocate plaide la suspension du prononcé de la condamnation. Jugement le 27 novembre.