Namur Les personnes ayant quitté Namur il y a plus de 5 ans et n’y ayant pas vécu 2/3 de leur vie paieront 660 € de plus.

Un des points du règlement taxes et redevances a longuement été discuté lors de la dernière séance du conseil communal de Namur : celle concernant la tarification des concessions de sépultures et des plaquettes commémoratives.

"Pour chaque personne non désignée nommément dans la liste des bénéficiaires susceptible d’être inhumée dans une concession de sépulture et non inscrite dans les registres de la population ou des étrangers ou au registre d’attente de l’administration communale au moment du décès, une somme de 660 € (au lieu de 600 € précédemment) sera réclamée avant l’inhumation à la personne qualifiée pour pourvoir aux funérailles", prévoit le texte qui sera d’application pour les 5 prochaines années.

Sont exonérées les personnes ayant résidé au moins 25 ans dans la commune et l’ayant quittée pour s’établir dans une maison de retraite ou dans une institution leur dispensant des soins ou encore chez un proche pour des raisons de santé.

Sont également exonérées les personnes ayant quitté l’entité depuis moins de 5 ans et ayant vécu au moins les 2/3 de leur existence dans la commune de Namur. "La ressource de terrain dans nos multiples cimetières étant aussi une donnée rare, un tarif plus dissuasif vise à permettre à nos administrés de trouver prioritairement place dans nos cimetières. Et par ailleurs la charge administrative est plus lourde pour les personnes n’étant ni domiciliées ni décédées à Namur", justifie Maxime Prévot, bourgmestre de Namur.

Eliane Tillieux, chef du groupe PS, estimait que la règle des 5 ans était superflue et vexatoire pour les personnes ayant vécu la majorité de leur vie à Namur. Elle proposait que seule la condition des 2/3. Le bourgmestre n’y était pas opposé. Mais, "pour ne pas décider de cela sur un coin de table", le texte a été voté et reviendra sur le tapis après analyse des incidences juridiques et budgétaires.

"Cela aiderait les quelques familles concernées, qui ne comprennent pas pourquoi elles doivent payer un gros supplément, pour, par exemple, enterrer leur fils de 39 ans qui a vécu à Namur presque toute sa vie et qui est parti à ses 32 ans pour travailler dans une autre ville", estime Eliane Tillieux.