Un homme né en 1992 qui se revendique gilet-jaune a écopé, ce mardi matin par défaut, de 18 mois de prison ferme. Il était poursuivi pour une entrave méchante à la circulation, vente de stupéfiants, harcèlement et menaces. Entre novembre 2018 et avril 2019, il a notamment menacé l’ancien Premier ministre belge Charles Michel et sa famille de mort.

Selon le parquet de Namur, cet individu lui a envoyé divers messages menaçants et insultants via Messenger. "Tu vas crever. On va venir chez toi à Wavre, t’attraper et te jeter dans un container, dans notre misère. Tu peux appeler toutes les forces de l’ordre que tu veux, la plus importante c’est le peuple. Fais gaffe à tes enfants et à ta femme, on sait où tu habites. Tu vas crever ta race", lui a-t-il notamment écrit.

Le prévenu, né à Liège mais qui n’a pas de domicile renseigné, a adopté un comportement similaire à l’égard d’une autre personne qui s’est constituée partie civile. Celle-ci lui a demandé de raisonner sa copine car elle tenait des propos déplacés à l’égard de la sienne. Il lui a répondu agressivement en lui disant qu’il allait le brûler en l’attachant au lit, ainsi que sa maison et sa moto. "Il a pris ces menaces très au sérieux vu ses antécédents judiciaires. Il a ensuite tenu des propos déplacés quant à sa transsexualité", disait la partie civile.

L’enquête liée à ces menaces a mis en évidence un trafic de cannabis dans le chef de ce gilet jaune qui a aussi suivi une mère de famille et son fils en voiture, jusqu’à leur domicile.