Détention d’armes, coups, séquestration, vol,… L’homme qui comparaissait devant le tribunal correctionnel de Namur ce lundi matin a déjà commis quelques écarts dans sa vie. Mais il l’assure, aujourd’hui, il est "repenti." Il doit néanmoins s’expliquer sur les faits de violence et de harcèlement qu’il a commis, entre mai et juin 2019, à l’encontre de son ex-compagne de l’époque. "Je n’étais pas bien suite à notre séparation. J’étais en dépression, je prenais des médicaments, j’ai perdu mon travail et mon appartement. J’ai vraiment sombré pendant deux longs mois", reconnait-il.

Le 12 juin 2019, il lui aurait notamment mis plusieurs coups de poing à l’arrière du crâne. Un certificat médical de cinq jours atteste en tout cas de coups reçus. Le principal intéressé conteste l’ampleur des coups. "J’ai mis une baffe et j’ai craché." Il lui a aussi arraché le téléphone des mains, pour le jeter au sol. "Il lui a ensuite envoyé des messages faits de mots doux et insultants, menaçants", précise le parquet de Namur. Ce dernier ne s’oppose pas à une peine de probation autonome, malgré le profil du prévenu. "Il est connu depuis sa minorité. On a une quarantaine de P.V ouverts à sa charge et différentes notices le concernant sont ouvertes à sa charge à Dinant, Bruxelles, Namur et Liège." Jugement le 2 mai.