L'évolution de la crise sanitaire a finalement eu raison de leur volonté de maintenir l'événement. Le festival, de portée internationale, rencontrait déjà de multiples problèmes de programmation en raison des nombreuses zones qui sont passées en code rouge ces dernières semaines en Europe. Des solutions avaient été trouvées pour l'adapter, mais le continent étant désormais presque entièrement en code rouge, tout devait à nouveau être revu.

Les nouvelles mesures annoncées vendredi par le gouvernement belge ont fini de décourager les organisateurs. En outre, les tickets pour les nombreuses conférences prévues avaient déjà été vendus en fonction de la capacité des salles, comme le voulait le protocole lié aux lieux culturels. Désormais, la capacité de ces lieux se voit strictement réduite à un maximum 200 personnes. "Nous nous retrouvons donc en infraction pour un lieu comme le Théâtre de Namur, où nous avions prévu 350 personnes", a commenté Gilles Bazelaire, directeur du festival. "En plus, nous ne connaissons pas les mesures qui risquent d'entrer en vigueur dans les 15 jours."

"La fermeture de l'horeca est également un problème. Même organiser un catering dans les règles pour nos équipes aurait été compliqué. En sus, de nombreux bénévoles commencaient à annuler leur participation et des personnes sont désormais touchées par le Covid-19 dans notre staff, avec un nombre de cas contacts qui augmente de jour en jour", a-t-il ajouté. "Nous avons pensé aux plans A, B, C... et même Z, mais le contexte a beaucoup changé et risque encore de changer. A ce stade, maintenir le festival n'aurait donc plus eu aucun sens", a-t-il encore regretté.

Les organisateurs donnent néanmoins rendez-vous aux amateurs de numérique au Pavillon, sur l'esplanade de la Citadelle de Namur. L'exposition pop-up "Human-machine" y est maintenue du 5 novembre au 31 janvier. Une manière aussi d'inaugurer ce nouveau lieu dédié aux technologies wallonnes, dans l'infrastructure utilisée par la Belgique à l'exposition universelle de Milan en 2015.