Ils permettent de fermer les portes et donc limiter les risques tout en restant à l'écoute des alarmes.

Il y a quelques jours, le chef du service des soins intensifs du CHR Val de Sambre lançait un appel curieux. "J’ai besoin de babyphones, c'est tout à fait sérieux", précisait-il. "Si vous possédez ou connaissez des gens qui possèdent des babyphones sur secteur dont vous n’avez plus d’utilité, cela permettrait à mon équipe de travailler avec un niveau de sécurité supplémentaire", expliquait celui qui est amené à soigner des patients infectés par le covid-19. Et pas forcément des enfants.

"Isoler parfaitement certaines chambres relève de l’utopie. Les babyphones permettent de fermer les portes et de garder une oreille sur certaines alarmes non transmises par les centrales (seringues et pompes)." Les babyphones qui ne fonctionnement pas uniquement sur piles pour des raisons logistiques seraient particulièrement indiqués: l'un reste dans la chambre, l'autre près des médecins et infirmiers et permettent une communication sans augmenter les risques de contagion.

D'autres hôpitaux utilisent ce système D avec satisfaction. Les hôpitaux namurois sont en demande de ces babyphones qui seront stérilisés ou désinfectés avant leur éventuelle utilisation pour sécuriser un maximum le personnel hospitalier. D'autant que les patients atteints par le coronavirus commencent à arriver dans les unités de soins intensifs en province de Namur. Ils étaient 8 ce mercredi matin tandis de 40 perosnnes infectées étaient hospitaliées dans la province.