Christophe et Luciana y sont bloqués jusqu'au 23 avril, minimum.

Depuis ce jeudi minuit, un couple de Namurois vit son confinement à plus de 18.000 km de chez eux. Après avoir longé la côte ouest des deux îles néo-zélandaises, Christophe Lemmens et sa compagne Lucianna sont bloqués à Riverton avec un autre couple d'amis, dans le sud de l'île sud de la Nouvelle-Zélande plus exactement. Mercredi, ils ont cherché une location en quatrième vitesse. «On pensait vivre le confinement en bougeant régulièrement mais la situation a évolué, on doit désormais rester chez nous. On a trouvé une maison pour 1.600$/mois (856€), pour quatre », explique Christophe Lemmens depuis son lieu de confinement. « On est arrivé en Nouvelle-Zélande le 8 mars. Le 10, ils isolaient tous les étrangers qui arrivaient. Quelques jours plus tard, ils fermaient les frontières et depuis le 25, tout le monde est confiné jusqu'au 23 avril, minimum. On doit être a un peu plus de 200 cas de contaminés. C'est bien mieux géré ici qu’en Belgique », explique Christophe Lemmens.

Pas encore de règle précises cependant, comme c'est le cas en Belgique, en France, en Espagne ou en Italie. « On va se renseigner pour voir ce qu'on peut faire. On est à 100m de la mer avec plein de randonnées assez isolées à faire, on a deux vélos, nos cannes à pêche, une table de ping-pong et un canoë... »

Ce confinement place néanmoins le couple dans l'incertitude la plus complète pour la suite de leur périple. « On devait partir ce jeudi pour Bali en Indonésie. On avait réservé un hôtel pour dix jours. On devait ensuite s'envoler pour le Vietnam puis le Cambodge. Pour notre vol vers l'Indonésie, la compagnie aérienne a fait un crédit de vol mais on n'a par contre pas de nouvelles des deux autres compagnies... Pour l'hôtel, il a aussi fallu annuler. On a un bon à faire valoir également. »

Avant d'arriver en Nouvelle-Zélande, le couple était en Australie, entre Melbourne et Adélaïde. Pays que Christophe et Lucianna espèrent retrouver le plus rapidement possible. « Mais ils ont bloqué l'accès aux étrangers pour au moins trois mois... »

Un retour en Belgique, initialement prévu en septembre, est en tout cas exclu. « En plus de la gestion de la crise, les gens sont plus respectueux et plus pour la communauté. De plus, on ne veut pas prendre l’avion et croiser des milliers d’autres personnes dans les aéroports et ramener cette saloperie a nos familles ou aux autres. »