Dorian et Tanguy (prénoms d’emprunt) sont poursuivis devant le tribunal correctionnel de Dinant pour s’être échangés des coups, le 23 juin 2019, lors d’une soirée au Lindbergh, à Couvin. C’est le comportement de Dorian qui a mis le feu aux poudres. "Il me filmait en train d’embrasser une fille. J’ai poussé son téléphone vers le bas. En retour, j’ai reçu un coup au visage", explique Tanguy. Mais Dorian conteste avoir levé la main sur lui, malgré une blessure à l’œil de la victime présumée. "Ce n’est pas lui que je filmais mais bien la fille car c’est une amie. Il y a eu une altercation entre nous, oui. Mais pas de coup", détaille-t-il.

Toujours est-il que Tanguy s’est fait sortir. Un peu plus tard, c’est lui qui a mis un coup de boule à son opposant, lui occasionnant une fracture du sinus. "Il est sorti avec d’autres personnes, agressif et poings fermés." "Il a répondu à une provocation", plaide l’avocat de Tanguy qui demande une suspension probatoire.

Une fois encore, Dorian a une autre version. "J’habite près du Lindbergh. Je rentrais chez moi à pied quand il est venu me mettre ce coup de boule." Un coup "violent et soudain, avec plusieurs pas de recul", selon son avocat. Ce dernier estime que le coup qu’aurait porté son client à l’intérieur de la boîte n’est corroboré par personne et demande l’acquittement.

Pour le parquet de Namur, les deux scènes sont établies. Des peines de 3 et 8 mois de prison sont requises.