Pierre (prénom d’emprunt), comparaissait lundi devant le tribunal correctionnel pour plusieurs scènes de coups dont sa compagne, handicapée à 66 %, a été victime à Sambreville, entre novembre 2018 et mars 2019.

L’avocate de la victime, qui réclame un euro à titre provisionnel et la désignation d’un expert chargé de déterminer les conséquences physiques et psychologiques sur sa cliente, explique : "Dès leur emménagement, le prévenu s’est mis à boire tous les jours et à être violent. Il était jaloux au point de croire que des hommes entraient par la fenêtre de la cuisine pour faire l’amour à sa compagne. Elle a reçu des coups au nez, au visage, elle a été bousculée, insultée, lancée dans les escaliers, souffrait de contusions et de plaies. Elle a la cloison nasale cassée, boîte, souffre de douleurs chroniques et d’une réelle détresse psychologique. A cause de cette situation problématique, elle a perdu la garde des enfants qu’elle avait eue d’une précédente union."

"Il me persécute et me suit partout", placera la victime avant le réquisitoire du substitut Mascart, qui réclame un an de prison contre le prévenu, contre qui son ex-compagne vient de déposer une plainte pour harcèlement.

JVE