Namur

Daniel M.  est acquitté de la plupart des préventions retenues à sa charge.

Daniel M. avait comparu le 6 mai devant le tribunal correctionnel de Namur pour des coups et traitements dégradants infligés en sa qualité d’infirmier au centre neuropsychiatrique Saint-Martin de Dave en 2012. Il les contestait. Les faits ont été dévoilés en juin 2016 par le psychiatre Arnaud Misson, qui a travaillé dans l’établissement. Après avoir questionné plusieurs intervenants qui ont côtoyé Daniel M. dans le pavillon où il travaillait, il avait communiqué les faits à la presse.

Le tribunal de Namur a rendu son jugement : il a accordé la suspension simple du prononcé de la condamnation au prévenu. Qui est acquitté de la plupart des préventions.

Daniel M. niait avoir voulu étrangler Daniel que l’on a entendu crier "Arrêtes, tu m’étouffes" dans les couloirs de l’hôpital. En ce qui concerne Fidèle, Daniel disait avoir été agressé, avant de lui donner des coups de pied et de le mettre nu en chambre d’isolement. Pour le prévenu, cette deuxième victime n’était pas nue mais en slip, comme le veut la procédure afin de limiter les risques de suicide par pendaison. "Il me harcelait et me donnait des coups, je me suis défendu."

Le 20 juillet 2012, les infirmiers se sont rendu compte que Dany, un autre patient, souffrait d’une fracture de la clavicule. Daniel M. avait travaillé la veille. Il niait être l’auteur des coups qui auraient pu occasionner ces blessures. "Je n’ai jamais frappé un patient." Enfin, on l’aurait entendu dire "Ta mère aurait mieux fait d’avorter" à Thierry, ce qui est considéré comme un traitement dégradant par le ministère public. Ceci après lui avoir frappé la tête contre le mur à plusieurs reprises dans la douche. "C’est sorti comme cela. Je l’ai dit dans le bureau, pas devant le patient ou sa famille."

Au civil, Me Ghesquière, avocat de Daniel, l'un des patients, réclamait un dommage moral de 1 500 €. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour statuer sur la demande

Le substitut Virginie Kerkhofs réclamait pour sa part un an de prison et une amende de 200 € à l’égard de l'infirmier.