Olivier (prénom d’emprunt), tente de se racheter une conduite. Si il déclare avoir tiré un trait sur la drogue et l’alcool, il devait ce lundi s’expliquer au sujet de préventions de coups, de harcèlement, d’incendie et de bris de clôture datant du 19 mai 2018. Il explique : "J’étais en cavale, je n’avais pas réintégrer la prison de Nivelles après une permission. Je venais juste récupérer un téléphone et des vêtements chez mon ex, la mère de mon enfant. Jamais je n’aurais mis le feu sachant que mon enfant était dans le bâtiment."

Le substitut Mascart rappelle tout d’abord le casier de l’intéressé : il a déjà été condamné à 21 reprises depuis 2008 alors qu’il est à peine âgé de 30 ans, dont 3 fois pour des violences conjugales et 2 fois pour ce type de faits commis sur son ex-compagne, à qui il a notamment déjà planté un couteau dans le dos.

"Alors qu’elle avait refait sa vie, après un an et demi, Monsieur a refait surface. Il l’a menacée de mettre le feu à son habitation, il l’a bousculée. Elle a appelé la police."

Olivier est revenu plusieurs fois ce jour-là. On lui reproche d’avoir voulu mettre le feu dans le hall d’entrée, de l’avoir bouté à une boîte aux lettres avec du liquide accélérant pour barbecue. Il était armé d’un tournevis, a défoncé la porte d’entrée de l’immeuble. Le prévenu se trouvant en état de récidive légale, une peine de 2 ans est requise par le parquet.

Le conseil d’Olivier plaide l’acquittement au bénéfice du doute, estimant que les éléments à charge du prévenu ne démontrent pas sa culpabilité à suffisance. Jugement le 27 septembre.