Ils avaient ouvert un centre de tri avant les hôpitaux et proposent leur renfort ailleurs maintenant

Une semaine avant que les hôpitaux aient développé leur poste médical d'orientation, les généralistes de la garde médicale de Namur avaient installé où se présentaient entre 20 et 30 patients chaque jour. Aujourd'hui, certains sont volontaires au CHR ou à Sainte Élisabeth, avec leur expérience de tri.

D'autres se tournent vers des missions de renfort, notamment en soutien aux patients sans médecin et en appui aux maisons de repos. "Le Dr Dominique Henrion qui met toute son énergie à apporter des solutions pour que les médecins généralistes améliorent leur disponibilité et leur efficacité face au covid-19", explique le Dr Dan Duray qui fait partie des volontaires.

Il s'agit de garder un coup d'avance sur la gestion du coronavirus. "On a créé une cellule de soutien avec un numéro unique, animée par des bénévoles. Ils rassurent les patients anxieux, sans médecin traitant ou dont le médecin attitré est indisponible. La cellule, qui dispose de listings de remplaçants, dispatche les demandes. On s’efforce d’avoir rappelé les gens dans l’heure", déclare le Dr Henrion au Spécialiste.

Autre initiative: soutenir les homes qui n'ont pas de médecin coordinateur car ils ne sont pas des maisons de repos et de soins. "Des généralistes se rendent sur place pour évaluer la situation, les besoins en équipement (en oxygène par exemple), discuter des mesures d’hygiène avec le personnel et revoir avec les médecins traitants le projet thérapeutique des résidents - certains, très âgés par exemple, peuvent ne pas souhaiter être emmenés aux soins intensifs s’ils sont touchés."

Le Dr Henrion souligne l'aide de la société namuroise e-net business qui met à leur disposition des outils de communication digitale qui permettent des vidéoconférences entre médecins généralistes notamment.