Comme chaque année, le Comité Central de Wallonie, fondé il y a 97 ans, a rendu hommage à son Président-fondateur François Bovesse, assassiné en 1944 par deux militants rexistes à son domicile avenue Cardinal Mercier.

La cérémonie, qui marque traditionnellement le début des festivités, se déroulait à huis clos ce lundi à 16 heures dans le jardin du Palais provincial, en présence seulement des autorités, des représentants du CCW et de diverses associations. Pas de public ni d’enfants de l’Athénée François Bovesse cette année, donc, et une sonorité et une couleur différentes pour l’événement.

Le président du CCW, Eric Adam, a pris la parole après avoir hissé les couleurs wallonnes. "Pas de concerts, pas de liesse populaire, pas de lundi des Namurois cette année. Au final, il reste l’hommage et le remerciement et, en ce sens, ce programme est un retour aux sources, au véritable sens des Fêtes de Wallonie, même si elles se feront cette année pour la plupart d’entre nous à la maison."

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La stèle de Bovesse, présente dans le jardin du palais provincial depuis 2016, a été fleurie par les autorités présentes comme à l’accoutumée.

C’est ensuite Hervé Hasquin, ancien recteur et président du conseil d’administration de l’Université libre de Bruxelles qui a pris la parole. Il s’est mis dans la peau de François Bovesse pour essayer de répondre à cette question : qu’aurait-il pensé de la pandémie actuelle ? "Son esprit critique et sa pondération auraient été grandement utiles pour apporter diversité et nuance. Il se serait élevé contre le catastrophisme actuel qui est le discours dominant. Notre pays n’a pas été assez critique face à l’excès de zèle des virologues. Il aurait relevé que sur les 10.000 morts belges du Covid en Belgique, 3.954 ne sont pas des cas avérés de la maladie. Pour répondre aux experts, le politique doit se réapproprier son pouvoir, se poser des questions pour pouvoir poser un jugement global. Il aurait aussi trouvé désolant le nombre de décès en maisons de repos et aurait relevé que même si Maggie De Block n’a rien fait pour être adulée par les foules, les maisons de repos sont bien une compétence régionale !"

Anne-Claire Joachim a interprété Le Temps des Cerises, avant que la Musique Royale de la Police de Namur ne clôture la cérémonie en interprétant La Marche des Chasseurs Ardenais et Li Bia Bouquet.

JVE