L'artiste savait que l'événement était interdit et s'attendait à ce que la police intervienne. C'était pour lui un geste fort de revendication afin de rouvrir le débat sur les mesures gouvernementales qui paralysent le secteur de le culture. L'intervention de la police s'est déroulée dans le calme. Les agents ont autorisé le musicien à jouer un morceau devant les quinze personnes prévues.

Un contrôle des identités a ensuite été effectué. Le dossier va maintenant être transmis au parquet de Namur qui décidera des suites. L'organisateur, à savoir l'artiste, risque une amende de 4.000 euros et les participants une amende de 250 euros.

Apparu très ému, Quentin Dujardin espérait initialement jouer cinq représentations de 40 minutes entre 15h00 et 20h00, avec pour chacune une assemblée de quinze personnes. Une manière aussi de dénoncer que l'on peut être autant dans une église en présence d'un prêtre mais pas d'un musicien. Dans l'assemblée, on trouvait notamment un représentant de l'artiste belge Bouli Lanners.

A l’issue de l’intervention des forces de l’ordre, le guitariste a laissé libre cours à sa tristesse, son désarroi et sa colère. « On ne peut pas aller plus loin dans l’indécence, cela doit s’arrêter, c’est terminé », explique-t-il. « Dès ce lundi, je continuerai à me battre pour faire exister ces libertés. Je vous remercie d’être venus. Le combat ne fait que commencer, le combat pour la culture, pour la liberté de la culture. »