Les premières fraises devraient être disponibles dans les chalets ce samedi. Les bonnes volontés se manifestent pour les récolter et les vendre
Le coronavirus impacte également ...la fraise de Wépion. "Il nous faut en moyenne 40 personnes par jour pour les récolter", explique Luc Warnez. "D'habitude, sur ces 40 personnes, on compte 25 Espagnols. Ils ne pourront pas venir cette année à cause du confinement." Le risque ? Que toutes les fraises disponibles sur les 15 hectares de Luc Warnez ne puissent pas être récoltées et qu'elles pourrissent sur place. "Jusqu'ici, 150 bénévoles se sont proposés pour me venir en aide, des gens qui veulent se rendre utiles durant cette période de confinement. Tous ne conviendront peut-être pas car la cueillette est délicate et il faut tout de même un certain rendement. La première cueillette aura lieu ce samedi et elles seront disponibles dans la foulée dans au moins un chalet."
Mais qu'en est-il du goût et du prix ? "Elles seront bonnes, nous avons beaucoup de soleil, pas de problème de ce côté-là. Pour le prix, vu qu'il n' y a plus de criée, nous nous alligneront sur ceux pratiqués en Flandre."
Etant donné que des points de vente habituels seront fermés, Luc Warnez a lancé une idée de livraison de fraises à domicile à travers la Wallonie. "Les gens peuvent se rassembler pour passer leurs commandes et je les livre. Chaque région aura son jour." Certains ont été séduits par l'idée et en font dans leur quartier un véritable réseau de distribution local solidaire avec le producteur. Une page Facebook sera lancée prochainement.