Chaque jour, nous mesurons combien la nature est en péril. Et nous savons que la sauvegarde de la biodiversité est essentielle au maintien de conditions de vie favorables sur terre. Mais comment faire pour agir concrètement face à l’urgence ? Le week-end Réserves naturelles portes ouvertes de Natagora apporte une réponse à cette question.

Natagora indique : "On pourrait en effet penser qu’une réserve naturelle s’entretient "toute seule". Ce n’est pas le cas. Chacune des quelque 250 réserves Natagora (plus de 5 500 ha en tout) est soigneusement suivie, gérée et entretenue en fonction des particularités de sa faune, sa flore, son relief ou son sol. Or, en plus de ses équipes scientifiques et techniques et de ses partenaires (dont de nombreux agriculteurs engagés), Natagora peut compter sur le travail de volontaires passionnés, dont les contributions sont essentielles. Outre la découverte de perles de verdure non loin de chez soi, l’événement est l’occasion de rencontrer ces citoyens engagés et, pourquoi pas, d’apprendre comment leur donner un coup de main. Le rôle des volontaires, précieux et souvent méconnu."

Serge Tiquet, coordinateur de l'événement, explique : "Aux côtés du conservateur, de nombreux volontaires aux profils variés se regroupent au sein d’une commission de gestion. Depuis le repérage des terrains intéressants jusqu’à la gestion de milieux restaurés, les tâches sont nombreuses pour redéployer la biodiversité sur un site intéressant." Chaque personne qui souhaite devenir volontaire peut donc être orientée vers une tâche, petite ou grande, à la mesure de ses envies, de ses qualifications et de ses disponibilités. Des naturalistes amateurs participent au recensement des espèces, tandis que d’autres volontaires contribuent à faire connaître la réserve et à l’insérer dans la vie locale. Les amateurs d’action rejoignent des chantiers de gestion, "armés" de faux, fourches, sécateurs ou pelles, pour participer à la lutte contre le reboisement, au creusement de mares ou encore au ramassage des déchets. Et au beau milieu du printemps, le résultat de leur travail mérite le détour !

Plusieurs réserves ouvrent leurs portes dans la province. Le samedi, les curieux pourront arpenter la réserve de Sclaigneaux (Seilles), avec son splendide panorama sur la Meuse et celle de la Basse Wimbe (Rochefort), dont le charmant paysage bocager accueille de rares orchidées indigènes. Le dimanche, deux autres réserves dévoileront leurs plus beaux secrets. Dans la vaste réserve de la vallée de la Hulle, à Gedinne, qui accueille la majestueuse cigogne noire, la balade se prolongera par un barbecue pour celles et ceux qui le souhaitent. Dans celle de Bois sous les Granges, à Vresse-sur-Semois, la promenade vous emmènera le long de la Lesse, à la rencontre des castors.

Lors de ces rencontres, le public admirera des milieux et des espèces remarquables et aura l’occasion d’échanger avec des volontaires sur leurs tâches et les différentes manières de s’impliquer pour la conservation dans les réserves.