Dominique, de Malonne, souffre de graves problèmes de dos. Ceux-ci compliquent sa carrière professionnelle. Sa compagne a pour sa part été exclue du chômage. S’ils perçoivent mensuellement 2000 euros incluant les allocations de chômage et les allocations familiales, les fins de mois sont difficiles pour ces parents de 3 enfants, qui résident dans une habitation sociale. Depuis 2016, ils collectent donc de la ferraille pour la revendre à des centres de recyclage. Une activité qui n’est pas déclarée alors qu’elle est pourtant rémunératrice. Le prévenu expliquait le 27 avril dernier : « Je reconnais les faits, je travaille bien en noir. Mais on n’a pas le choix, c’est pour notre survie. Nous étions en méditation de dettes. On ne vole rien, je ne vends pas de drogue, contrairement à d’autres. Nous mettons des annonces sur FB pour proposer aux gens de les débarrasser de leurs métaux encombrants. On gagne peut-être 40 à 60 euros par remorque, par mois, cela représente entre 300 et 500 euros. J’aurais dû prendre un statut d’indépendant complémentaire, c’est vrai.»

L’auditorat du travail s’est penché sur la question. D’après les relevés réalisés auprès des différentes sociétés de recyclage à qui le couple vendait, il percevait en moyenne 625 euros par mois. Un chiffre qui est monté à 1600 euros par mois entre juin et décembre 2021, soit après l’audition du prévenu par la police ! Celui-ci devrait être prochainement exclu de l’ONEM, qui ne manquera pas de lui réclamer les avantages sociaux perçus indûment, soit 54.000 euros, à minima. Une peine de travail de 150 heures a été requise fin avril. Un premier jugement est intervenu ce mercredi : une enquête de faisabilité relative à une peine de travail est ordonnée.