Namur Trois personnes présentes au moment des faits ont aussi été entendues.

Le commissaire Bernard Delvigne avait la lourde tâche de présenter les devoirs d’enquête à la place de feu le juge d’instruction Olivier Bontyes, décédé il y a peu. Son ombre a plané sur les débats…

Les deux enquêteurs ont rappelé que la jacket appartenant à Francis Estorez, le meurtrier présumé de Marc Dascotte, n’a jamais été retrouvée depuis qu’il l’avait jetée sur une table pour montrer sa désapprobation envers le comportement agaçant de la victime. Par contre, signe que Francis Estorez a bien été blessé, du sang a bien été retrouvé sur les sièges gris clair de la Peugeot 807 qui a servi à l’extraction de l’accusé hors de la scène de crime avant de la déposer près de chez lui, à la gare de Quaregnon.

Le médecin légiste a conclu que Marc Dascotte n’avait pas eu le temps de souffrir : la première balle tirée lui a traversé le crâne avant de s’écraser sur le plancher de la boîte crânienne. Les autres projectiles n’étaient pas potentiellement mortels. L’éminent professeur de l’École royale militaire a pu comparer les balles extraites de la victime avec celles qui ont été tirées sur la façade du domicile de l’ex-femme de Francis Estorez : elles ont été tirées avec la même arme, un pistolet de calibre 6, 35 mm ou.25 auto.

L’arme, qui, en général, peut contenir 6 cartouches, ne prend pas beaucoup de place et peut se dissimuler facilement. D’aucuns n’hésitent pas à affirmer qu’il s’agit d’un pistolet de dame !

Trois personnes présentes au moment des faits ont été entendues, sans grande incidence sur le déroulement du procès puisqu’ils ont préféré prendre la fuite dès que la situation a été plus agitée.

Ce mardi, seule une alarme incendie particulièrement bruyante a quelque peu secoué l’assemblée. C’est ainsi que nous avons pu apprécier la rénovation de qualité effectué ces dernières semaines aux systèmes d’alarme du Palais. Mercredi, devraient normalement se présenter à la barre, les participants à la noce du 27 août 2016, dont de nombreux motards.

R. Tom