La conseillère provinciale Patricia Van Muylder, également secrétaire administrative du PTB décide de siéger comme indépendante. Le PTB réagit !

Dans nos éditions de ce jeudi, nous évoquions la volonté de Patricia van Muylder de quitter le PTB, où elle était également secrétaire administrative, pour siéger comme indépendante au conseil provincial de Namur. Dans notre article, nous avions donné la parole aux représentants du PTB, Germain Mugemangango et Thierry Warmoes.

Voici la réaction officielle du PTB de Namur, publiée sur son mur Facebook.

Étonnante attaque ce matin dans la DH de Patricia Van Muylder, une dame qui il y a quelques mois encore voulait être élue au parlement à Namur tout en gardant son salaire de plus de 5000 euros. Ce qui n'est évidemment pas possible au PTB.

Le PTB est un parti de terrain, où de très nombreux sympathisants, membres et militants s'engagent quotidiennement. Le travail de chacun, qu'il ait un mandat ou non, est valorisé de la même manière.

Mais il s'est révélé que Patricia Van Muylder souhaitait un poste pour des raisons personnelles. Patricia Van Muylder estimait qu'en tant que conseillère provinciale, elle devait être mise en avant et a revendiqué fin 2018 une place comme tête de liste lors des dernières élections nationales. Ce n'est pas comme ça qu'on fonctionne au PTB.

Nous sommes effectivement très différents des autres partis.

Cette dame s'est simplement trompée de parti.

Elle s'étonne par exemple de ne pas percevoir ses jetons de présence alors que depuis que le PTB a des conseillers communaux (depuis 2000) c'est une règle de base que nous nous donnons. Patricia Van Muylder est en désaccord avec cela car, pour les dernières élections, elle a refusé de signer un document par lequel chaque candidat s’engage, s’il est élu, à reverser l’intégralité de ses jetons de présence au parti. C'est une des raisons pour lesquelles elle n'a pas été candidate en 2019. Aucun des nos membres ne s'enrichit via la politique. Les gens en ont marre de ce genre de profiteurs et ils ont raison. Il est d’ailleurs frappant de lire dans l’article que Patricia Van Muylder pensait atterrir dans un « Parti Socialiste bis ». Non, le PTB n’est pas, et n’a jamais prétendu être, un second PS. Au contraire, nous voulons une rupture avec les pratiques d’enrichissement personnel et les choix politiques de ce parti. Pas question pour nous de nous retrouver dans une situation comme à Publifin ou à l'iSPPC. C'est indispensable pour faire face aux défis démocratiques, écologiques et sociaux de demain.

Évidemment que nous sommes un parti marxiste, c'est clairement indiqué dans nos statuts ou dans les actes de nos congrès. Nous voulons changer la société. Elle pouvait s’en apercevoir dès le départ et ne devait pas profiter d’avoir d’abord un siège de conseillère provinciale avant de claquer la porte.

Patricia Van Muylder remet également en cause la manière dont les conseils provinciaux, dans lesquels elle a siégé quelques fois avant de tomber malade, étaient préparés. Un comble quand on sait qu'elle était elle-même demandeuse d'aide.

Nos collaborateurs parlementaires ne seront jamais les chauffeurs ou assistantes personnelles de nos parlementaires. Ils se mettront au service du collectif. Nous avons un rapport de force dans le parlement et c'est important mais c'est dans la société en général que nous voulons construire un rapport de force pour un changement social. D'où l'importance pour nous de jobs comme celui que faisait madame Van Muylder. Nous voulons construire de nouvelles sections et être très présents sur le terrain. C'est aussi à ça que travaillent nos parlementaires. Pour ça nous avons besoin de bons secrétariats et certainement dans la ville du Parlement Wallon.

Il n'y pas de secret sur notre système de cotisation. Chaque parti en a un et le nôtre a déjà fait l'objet de plusieurs articles de presse. Sans ça on ne pourrait simplement pas avoir nos secrétariats, nos tracts ou organiser nos événements. La somme qu'elle mentionne est fausse : elle donnait 5€/mois car elle avait souhaité s'engager dans un de nos groupes, sur base totalement volontaire. La pratique de vérifier l'avertissement extrait de rôle n'a jamais existé au sein de notre parti, nous faisons bien sûr confiance à nos membres.