Les candidats ne peuvent pas dépenser ce qu’ils veulent. Exemple à Yvoir.

Affiches, tracts, livrets de programme et de bilan, bâches, lettrages de véhicules, sponsoring sur les réseaux sociaux, clips vidéo… Les moyens de faire sa promotion en période de campagne électorale sont de plus en plus nombreux pour les candidats. Ceux-ci ont néanmoins un coût auquel ils doivent faire attention. Car les dépenses électorales qui courent depuis le 14 juillet, par candidat et par liste, sont régies par la loi. En cas de dépassement, les sanctions prévues peuvent aller jusqu’à l’invalidation de l’élection et la perte du mandat.

" Respecter ces montants relève de l’ingénierie. Tout est contrôlé. On doit déposer toutes les factures de campagne au tribunal ", explique le socialiste d’Yvoir Bertrand Custinne.

Dans sa commune, le montant maximum par candidat est de 1.250 €. " Cela nous complique la vie car en tant que tête de liste, on fait logiquement une plus grosse campagne que les autres, avec plus de démarches à effectuer ", poursuit-il. Pour la liste, les dépenses électorales ne peuvent pas dépasser 8.657,60 €. À Yvoir, les listes sont composées de 21 candidats. Chacun a donc droit à 1.250 €. Soit un total de 26.250 € auxquels viennent s’ajouter les 8.657,60 €. Un pactole financé sur fonds propres pour la liste pluraliste EPY. " Mon parti, le PS, n’intervient pas et cela me laisse finalement une plus grande liberté. Ceux qui ont un mandat rémunéré depuis 2012 mettent une petite quote-part sur le compte bancaire du groupe et on y ajoute tous une certaine somme pour arriver au budget de la campagne. Il y a ensuite les dépenses personnelles que chacun assume. On est entre 200 et 300 € par personne. Certains seront élus et vont récupérer leurs investissements mais pour d’autres, c’est clair, c’est à fonds perdus. Raison pour laquelle on essaye d’économiser là où on peut. "

Bertrand Custinne a, pour sa part, opté pour un clip vidéo personnel, des tracts, un folder de huit pages et des affiches des 21 candidats. " Il faut aussi y ajouter le coût des timbres, des enveloppes, des cartouches d’encre et du papier." Pour éviter une mauvaise surprise, la tête de liste centralise tout. Et veille à ce que les dépenses individuelles et de groupe ne dépassent pas les chiffres fixés par la loi.