La famille devait faire face à une grande précarité

Une famille de la région de Jemeppe-sur-Sambre, un couple, leur fils et la compagne de celui-ci, devait répondre lundi devant le tribunal correctionnel de Namur de diverses infractions au code wallon sur le bien-être animal. Leur habitation accueillait une dizaine de chats en piteux état, des chiens pataugeant dans leurs excréments et enfermés en permanence dans la maison, un autre chien enfermé dans un box sombre et 2 poules, un coq et des canards dans un état tout aussi affligeant. Depuis lors, les animaux ont été confiés à une ASBL, à l’exception des chats, qui ont été euthanasiés.

Sophie, la belle-fille, a d’abord expliqué qu’elle était uniquement propriétaire de son chihuahua et qu’elle s’en occupait bien. Marc, son compagnon, reconnaît pour sa part avoir négligé ses 2 chihuahuas et son american staff.

Le substitut Stéphane Herbay, qui réclame 500 euros d’amende pour chacun des prévenus sans s’opposer à un potentiel sursis, explique : "Les 4 prévenus vivaient dans la même maison, très peu salubre. Les chiens étaient en permanence enfermés dans des box peu adaptés, les propriétaires semblent avoir été dépassés et avoir complètement laissé aller la situation. Les conditions dans lesquelles vivaient les animaux étaient telles qu’elles peuvent s’apparenter à de graves sévices."

L’avocat de Sophie prend la parole : "Les conditions dans lesquelles vivaient les animaux étaient désastreuses. L’ensemble du logement était dans un état catastrophique : le terrain comme l’immeuble étaient un véritable dépotoir. Ma cliente occupait la maison de sa belle-famille à titre précaire. Elle avait une pièce et dépliait une table lorsqu’elle voulait manger. Elle a cependant toujours bien pris soin de Joy, son chihuahua mâle, il y a donc lieu de différencier les peines à appliquer. Pour le reste, elle n’avait rien à dire, elle n’était pas chez elle."

Marc demande la clémence du tribunal alors que l’avocat des parents explique la situation compliquée de ceux-ci : "Madame a fait un AVC et monsieur a des difficultés pour se déplacer. On a ici affaire à un cas de grande précarité aggravé de problèmes d’autonomie." L’avocat demande pour ses clients la suspension simple du prononcé.

Jugement le 9 mars.

JVE