Plusieurs associations venant en aide aux publics fragilisés ont manifesté mercredi devant le palais provincial de Namur. Plusieurs dizaines de personnes ont dénoncé l'arrêt des contrats de gestion de leurs asbl, lié à la réforme de la province, annoncée le 11 septembre Sur ordre de la Région wallonne, les provinces doivent reprendre 20% du budget financé par les communes dès 2021, soit 5,5 millions d'euros. Ce pourcentage augmentera ensuite progressivement, pour atteindre 60% en 2024, soit 23,3 millions d'euros. En conséquence, la province de Namur a redéfini ses compétences et supprimera de nombreuses aides dès 2021.

La manifestation de mercredi à réuni plusieurs associations: le Réseau des Bébébus, le Centre d'action interculturelle, le Groupe animation Basse-Sambre, la Caravane pour la Paix, Infor Jeunes ou encore Namur Entraide Sida.

Toutes verront leurs subsides disparaître. Elles voient donc leurs activités en partie menacées.

Une délégation a été reçue par la députée provinciale, Geneviève Lazaron (cdH). "Elle nous a expliqué que la province ne pouvait rien faire et qu'elle devait absolument se reformer, vu le tranfert du financement des zones de secours décidé par la Wallonie", a expliqué Claudio Pescarollo, administrateur délégué du Réseaux des Bébébus, dont les puéricultrices gardent des enfants de publics fragilisés. "Nous voulons bien l'entendre, mais il faut trouver des solutions et nous regrettons de ne pas avoir été contactés avant les décisions."

Concrètement, les associations qui réprésentent une centaine d'emplois demandent un moratoire sur les mesures prises et "une évaluation sérieuse" de leurs impacts. Elles demandent aussi une conciliation permettant de chercher auprès d'autres niveaux de pouvoir les moyens perdus (70.000 euros sur un budget annuel d'environ un million dans le cas du Réseau des Bébébus).

Part aillieurs, Mme Lazaron a promis d'évoquer le dossier jeudi lors d'une réunion du collège provincial, selon Claudio Pescarollo. De son côté, le Réseau des Bébébus et d'autres manifesteront chaque mercredi matin devant le Palais provincial. Une forte présence est également prévue lors du prochain conseil provincial, prévu le 16 octobre.

Enfin, une audience va être demandée à la commission sociale du parlement wallon.