Le tribunal correctionnel de Namur a condamné, lundi matin, un homme né en 1990 poursuivi des faits de coups, harcèlement et menaces commis à Namur sur sa compagne, entre le 1er septembre 2018 et le 19 avril 2019, à une peine de probation autonome de deux ans. Quatre ans de prison sont prévus en cas de non-respect des conditions. C’est la peine qui avait été requise par le parquet de Namur.

Une scène plus violente a eu lieu le 19 décembre 2018, lors d’une soirée. "J’ai croisé des amis avec lesquels j’ai pris un verre. Le problème est qu’à cette époque, quand j’en buvais un, je ne m’arrêtais plus. Ce n’est que le lendemain que j’ai vu son visage tuméfié. Elle m’a expliqué que j’avais fait une crise d’alcool et que je m’en étais pris à elle", expliquait le prévenu à l’audience, fin mars dernier. Selon le parquet de Namur, la victime avait des "yeux de panda" suite aux coups reçus. D’autres scènes de violence ont émaillé le quotidien du couple. Le prévenu a notamment détruit une télévision et un meuble, le 30 janvier 2019 et a poussé sa compagne contre un mur, le 29 mars 2019. Cette dernière a été blessée au crâne. Six points de suture ont été nécessaires pour refermer la plaie. Enfin, à la fin de leur relation, le prévenu l’a harcelée et menacée. La défense évoquait une "relation toxique et passionnelle" de quelques mois, avec une consommation d’alcool problématique dans le chef du prévenu.