Bernard Marchal avait menacé sa compagne avec une arme factice avant de la frapper avec celle-ci

Bernard Marchal a tué son frère Jean-Luc il y a quelques mois à l’aide d’un couteau dans la région de Profondeville. L’homme comparaissait donc détenu le 25 mai devant le tribunal correctionnel. Mais c’était pour s’expliquer au sujet de violences conjugales qu’il était présent devant le juge Henrion.

Le 10 mars 2018, Bernard a pénétré chez sa compagne, l’a menacée avec une arme factice, une reproduction de Beretta et l’aurait frappée avec celle-ci. "Je n’ai jamais levé la main sur une femme. Il y a eu une bousculade, c’est sans doute ainsi qu’elle s’est cogné la tempe." Des faits de harcèlement sont aussi reprochés au prévenu. A la même personne, il reconnaît avoir laissé un message quelques jours plus tard en lui disant ceci : "La vengeance est un plat qui se mange très froid, vous allez mourir."

Le substitut Mascart expliquait : "Ils étaient en couple depuis 6 ans et madame a mis fin à la relation fin 2017. L’alcoolisme de monsieur entraînait de nombreuses crises lors desquelles il se montrait violent, il lui faisait notamment du chantage au suicide et se montrait très jaloux. Ce jour-là, il avait bu et pris des médicaments, il a menacé de tuer sa compagne."

Ce lundi, le tribunal a condamné le prévenu à une peine d'un an et à une amende de 100 euro, peine assortie d'un sursis de 3 ans pour les 2/3.

Ce dossier de violence conjugale avait été l’occasion d’aborder le dossier d’homicide volontaire du prévenu sur son frère, survenu à Profondeville à la fin du mois d’octobre. Bernard, né en 1970, avait frappé mortellement son frère Jean-Luc, né en 1963, avec un couteau. Si la chambre du conseil avait accepté de libérer Bernard sous bracelet électronique, la chambre des mises en accusation avait rapidement réformé cette ordonnance, renvoyant l’auteur présumé derrière les barreaux. Toujours à l’instruction, le dossier demeure peu clair et les faits se déroulent dans un contexte où l’alcool a joué un rôle important. "Il affirme qu’il n’avait pas l’intention de tuer son frère ce soir-là. Le prévenu, sa compagne, son frère et la compagne de son frère étaient présents."