"Vous avez besoin d’aide", déclarait le 31 mai dernier le substitut Mascart aux membres d’un couple de la région d’Andenne. Le 29 février 2020, le prévenu a donné des coups à sa compagne, alors enceinte de leur deuxième enfant. Celle-ci était présente pour soutenir son compagnon le 31 mai au tribunal mais a fondu en larmes lorsque leur situation a été évoquée.

"Il y a un choc des cultures : il ne veut pas qu’elle fume, qu’elle boive ou qu’elle fréquente ses amis. Il a placé des caméras dans la maison et l’a réellement isolée socialement, elle ne peut plus voir sa famille. La victime est souvent rabaissée, critiquée et quand il s’énerve, il la frappe, parfois sous les yeux de leur enfant."

Déplorant l’échec d’une médiation pénale, le substitut Mascart réclamaitune peine assortie d’un sursis probatoire ou une peine de probation autonome. Le jugement est intervenu ce lundi : le prévenu bénéficie de la suspension probatoire du prononcé de la condamnation pur une durée de 5 ans.