L'histoire n'est pas finie, loin de là. Cette semaine a donc été agitée du côté des élus sambrevillois Monique Félix et Philippe Kerbush. Ceux-ci ont été sommés par leur parti de remettre leur mandat de conseiller communal par les instances officielles de DéFI, François De Smet, président fédéral et Alexandra Dupire, secrétaire générale. Ce que les deux élus refusent, soutenus par Olivier Maingain, ancien président de ce même parti.
Ce vendredi, deux courriers ont été portés à la connaissance des membres du conseil communal. L'un émane, comme prévu, de la direction du parti. Il informe les différentes instances communales du fait que la démission du parti des deux mandataires a été actée. Ils ne peuvent donc plus utiliser le nom ni le sigle DéFI. L'autre émane d'Olivier Maingain qui dit agir en tant que conseil des deux élus (Olivier Maingain porte également le titre d' avocat). Il signale que la décision qui a été communiquée à la commune par la direction du parti est entachée de graves irrégularités. " En effet, ces deux mandataires n'étaient pas démissionnaires du parti et la décision qui a été prise à leur égard revient à une exclusion, au mépris des statuts, qui garantissent les droits de la défense. En conséquence, ils se réservent le droit d'agir par toutes voies afin de faire respecter leurs droits".
Selon nos renseignements, pris à bonne source, les deux élus devraient conserver leur position actuelle au conseil communal et donc conserver leur étiquette "DéFI" et l'ensemble des mandats attribués à leur formation en fonction des résultats obtenus lors des élections communales de 2018. Le Code wallon de la Démocratie Locale qui gère entre autres le fonctionnement des conseils communaux, ne prévoit pas, en effet, qu'une instance extérieure à un conseil communal puisse exclure l'ensemble des mandataires d'un groupe. 
Gageons malgré tout que le conseil communal de ce lundi connaîtra une certaine animation.
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