Dans le cadre de la gestion sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19, la Province de Namur a été sollicitée par le Gouverneur Denis Mathen afin de mettre en place, le plus rapidement possible un dispositif d'information "Prévention et lutte contre le Covid-19". Cette demande a été opérationnalisée par le Docteur Isabelle Lupant, directrice médicale adjointe de la cellule de crise pour la Province de Namur. 

C’est l’École Provinciale d’Administration et de Pédagogie (EPAP) qui a été chargée d’organiser et de coordonner le projet. Ces séances seront destinées au personnel des institutions pour personnes porteuses d’un handicap (en complément au dispositif mis en place par l’AVIQ) et aux maisons de repos. « Tout le monde connaît les grands principes à respecter mais cela reste assez théorique » signale François Lemaire, directeur de l’EPAP. « Par exemple, un enfant, présentant un handicap, peut avoir un comportement surprenant pendant son repas. Comment faut-il réagir compte tenu du contexte actuel ? Il y a énormément de cas pratiques différents, de questions et de réponses à apporter. » 

Les agents concernés par ces informations sont essentiellement les aides-soignants, le personnel d’entretien et de cuisine des maisons de repos et les éducateurs. « Nous avons un listing contenant 40 institutions dans la Province. Nous avons une rencontre préalable avec les responsables pour déterminer clairement le contenu de la formation de trois heures qui sera dispensée. En fonction du public ciblé, il faut pouvoir adapter sa communication. Nos chargés de cours se rendront directement sur place, histoire de perturber le moins possible les activités de l’institution. » 

Tout l’enseignement de la Province de Namur s’associe au projet. Des enseignants et des formateurs de l’École Provinciale de Soins Infirmiers (EPSI), des Écoles Provinciales de Sécurité Civile (EPSC), de l’Institut Provincial de Formation Sociale (IPFS) et de de la Haute École de la Province de Namur (HEPN) ont été mobilisés. « Toutes ces personnes disposent d’une formation en soins infirmiers ou en médecine et d’expériences avec des acteurs de terrain. » A l’heure actuelle, une trentaine de formations sont déjà planifiées.