Namur Elles sont en matériaux de récupération et font partie d’une exposition gratuite et en plein air pendant le festival Nature Namur.

Le Festival international Nature Namur fête ses 25 ans avec des films, avant-premières, soirées thématiques et de nombreuses expos de photos pour 35.000 visiteurs tant à la citadelle de Namur qu’à Acinapolis. Mais la grande nouveauté de cette édition, outre le chapiteau nature installé à Terra Nova, c’est une expo extérieure gratuite d’art animalier. Récup’Art, c’est 64 œuvres - sculptures, assemblages, compressions - faites entièrement à partir de matériaux de récupération à voir librement jusqu’au 20/10. "Notre production de déchets atteint 600 kg par an et par personne. Les conséquences sont loin d’être anodines. Donner une seconde vie à certains objets peut revêtir d’autres formes que le don, le troc ou la revente. La récupération et le détournement permettent d’éviter certains déchets tout en exerçant sa créativité", souligne le festival, qui souhaite se donner un ancrage zéro déchet.

Une dizaine d’artistes participent à cette expo.

Brigitte Danse. Arbrivore, croisement entre un cheval et une girafe. Animal pacifique se nourrissant d’arbres.

Christian Delory. La moindre ferraille est transformée en cheval de course, poule joueuse de golf ou encore en lecteurs de moules à gaufres.

Ferronnerie Demoulin Kalbut Design ou la poésie brute. Max est un artiste sculpteur fasciné par la faune et le monde animal. Ses créations dégagent une certaine sensibilité propre à l’animal, que ce soit par le mouvement, l’attitude ou la matière.

Anne Krug. Découvrir les matériaux la fascine, pour les mélanger et les faire dialoguer.

LGH Henry dit : "Je récupère ! Pour transformer ! Pour imaginer ! Selon la poubelle du jour !"

Alfredo Longo Autodidacte, récolte et assemble des canettes par milliers et en fait des œuvres monumentales réunissant plus de 30 000 canettes.

Éric Martin. Quand la consommation laisse place à la surconsommation, il donne une nouvelle dimension aux déchets dans l’art.

Luc Médard. Assemble, boulonne l’objet chiné sans savoir où il va.

Massimo Mohy. Qui soude depuis 10 ans, s’est inspiré de la faune de nos forêts ardennaises.

Sebalo. Réalise des sculptures issues de l’imagerie collective, influencées par le monde de l’enfance et l’art singulier.

Laurent Toussaint. Ardennais installé en Gaume, assemble avec humour et poésie les vieux outils et métaux pour son bestiaire couleur de rouille.

M.V.