Ils ont notamment dérobé pour près de 50.000 euros de câbles en cuivre

Le parquet de Namur a réclamé jusqu’à 7 ans de prison jeudi devant le tribunal correctionnel à l’encontre de 9 prévenus Roumains accusés de vols, de tentatives de vols, de recel et d’association de malfaiteurs à l’échelle internationale

Les faits ont été commis entre mai 2018 et janvier 2019, notamment à Villers-le-Bouillet, Sombreffe et Mont-sur-Marchienne. Ont notamment été dérobés : de l’outillage, 50.000 euros de cuivre, de l’alcool, des ordinateurs portables, des véhicules. Seul un des prévenus, âgé de 20 ans, était présent à l’audience. Il nie une partie des faits qui lui sont reprochés et notamment l’appartenance à une association de malfaiteurs.

Deux parties civiles se sont constituées, elles réclament un euro à titre provisionnel sur des dommages respectivement estimés à 4000 euros pour un vol commis dans le domicile d’un particulier et à 72.000 euros, pour le vol de deux véhicules en France.

Le substitut Samain explique : « Il s’agit ici d’une association de malfaiteurs bien rodée et spécialisée dans le vol de matériel au sein d’entreprises. Ces vols s’opéraient à l’échelle internationale. Des véhicules étaient dérobés en France et utilisés pour commettre des larcins. Les auteurs repéraient des entreprises, y pénétraient par effraction avant de voler de l’outillage et de le revendre dans des magasins de seconde main des régions de Bruxelles et Charleroi. Beaucoup de cuivre a également été dérobé, il était ensuite vendu en Roumanie. »

Une peine de 7 ans de prison est réclamée à l’encontre de celui qui est présenté comme le dirigeant de cette association de malfaiteurs, et qui abritait ses complices dans son habitation de Charleroi. Une peine de 5 ans a été requise pour un autre prévenu. Des peines de 4 ans de prison ont été demandées pour 4 autres personnes impliquées dans le dossier, tout comme une peine de 3 ans et 2 peines de 8 mois.

L’avocat du prévenu présent à l’audience plaide un sursis total pour ce qui excède la détention préventive déjà effectuée. Le conseil de celui qui est désigné comme le dirigeant de l’association réfute cette prévention et estime que dans son cas, seul le recel d’objets volés peut être établi, il plaide donc un sursis probatoire.

Jugement le 25 juin.