Namur C’est un phénomène nouveau auquel doivent répondre les services sociaux.

Le plan hiver démarre le premier novembre. En province de Namur, il sera marqué comme chaque année par des mesures renforcées dont le détail nous parviendra bientôt. À Namur ville, un abri de nuit supplétif ouvrira afin d’augmenter la capacité d’accueil de nuit. Et le Relais Social Urbain Namurois (RSUN) recevra des moyens supplémentaires à redistribuer à ses partenaires sur le terrain afin d’accomplir leurs missions.

Un conseil communal conjoint ville-CPAS aura lieu ce mardi soir et le président du CPAS y abordera sans doute les tendances en matière de grande précarité sur le territoire namurois. Olivier Hissette, coordinateur adjoint du RSUN, nous livre son sentiment sur l’évolution qu’il constate en la matière.

"Sur le terrain, les travailleurs sociaux doivent faire face à de nouveaux sans-abri : des personnes âgées. Il y a des octogénaires à la rue sur le territoire namurois. Ils ne sont pas nombreux, mais nous sommes assez démunis devant cette situation nouvelle. Eux sont perdus devant ce qui leur arrive et surtout le changement d’habitudes. Leur état de santé, leurs besoins et la réponse qu’on peut y apporter n’est pas forcément la même que pour d’autres personnes. Et on doit les envoyer dormir à l’abri de nuit…", explique-t-il.

Autre public auquel il faut porter une attention particulière : les jeunes. "Certains ne sont même pas majeurs - ou alors tout juste - et se trouvent déjà à la rue. C’est une réalité dont il faut tenir compte. D’ailleurs, l’option a été prise de s’occuper des primo-arrivants dans la rue", poursuit Olivier Hissette. Bien entendu, les personnes qui vivent dans la rue depuis longtemps ne sont pas négligées. Mais pour avoir les meilleures chances, autant éviter que les jeunes tombés du nid perdent leurs repères et s’habituent à la rue.

Les femmes aussi constituent un sous-groupe dont le nombre augmente. "Être une femme et à la rue, c’est une double peine", insiste Olivier Hissette.

Ailleurs en province de Namur, l’attention sera portée grâce à des partenaires en Basse-Sambre aux migrants qui séjournent le long des autoroutes. Sans oublier d’autres endroits de la province qui ont aussi des besoins, comme Andenne.