Au CHR de Namur, 6 lits Covid supplémentaires ont été créés en soins intensifs, pour porter le total à 24 mais comme à Godinne, la marge reste minime. "Si on n’avait pas pratiqué cette augmentation, nous aurions dépassé le seuil de saturation" précise Gilles Mouyard, le président du Conseil d’Administration.

À Auvelais, la situation est encore plus tendue. "On a retrouvé une capacité d’accueil mais la semaine dernière, nous avions dû transférer des patients à Charleroi et Chimay. En fait, deux options sont possibles. Soit on passe par le réseau hospitalier namurois (CHR Sambre et Meuse Namur et Auvelais, CHU UCL Godinne, Dinant et Sainte-Elisabeth et Saint-Luc) grâce aux contacts quotidiens et aux échanges qu’ont les différents directeurs des hôpitaux. Soit, grâce au SPF Santé et le 112, des patients peuvent être directement dirigés dans des établissements du Hainaut et du Brabant wallon."

Autre souci dans l’hôpital sambrien, le taux d’absentéisme. "Je ne le connais pas exactement mais nous avons dû gérer deux foyers Covid, aux soins intensifs et aux Urgences." Il n’est en tout cas pas question d’envisager un hôpital de campagne. "Pour l’instant non, mais il est difficile de faire des projections. En une nuit, tout peut basculer." 

A noter que 27 lits post-Covid seront normalement créés fin de semaine dans une aile du Beau Vallon, à Saint-Servais. Une zone tampon pour accueillir des patients, entre leur sortie de l’un des six hôpitaux namurois et leur retour à domicile. Un petit bol d’air, même si ce sont les soins intensifs qui souffrent le plus de la pandémie.