80 personnes sont arrivées jeudi soir à Chastrès.

Jeudi 18 h, une dizaine de personnes font le pied de grue devant l’ancien home de Chastrès. Une poignée de policiers les encadrent. On remarque aussi deux agents de sécurité. Tout ce petit monde attend l’arrivée imminente des candidats réfugiés. On parle d’une vingtaine de personnes, mais sans plus. Aucune nationalité n’est avancée, ni la composition du groupe : des hommes, des femmes ou des enfants, ou les trois…

Vers 19 h, la bourgmestre de Walcourt, Christine Poulin reçoit un appel : ce sont 80 personnes qui viennent de prendre le départ du centre de dispatching de Bruxelles. Parmi eux, une famille nombreuse, composée d’une dizaine de personnes. "Ils seront redirigés vers Thy, qui est plus adapté pour accueillir les grosses familles, les chambres sont plus grandes."

Plus le temps passe, plus le public fait le déplacement pour accueillir les migrants. À 20 h, ils sont une trentaine, les bras chargés de petits présents. Certains ont cuisiné des biscuits, d’autres en ont acheté, mais tous sont heureux d’être là.

"Il faut oublier cette image désastreuse qui a été donnée surtout lors de la première réunion", nous dit cette dame. De nombreux enfants sont aussi présents, ils veulent se rendre compte, voir de leurs yeux le principal sujet de discussion de leurs parents. "Je me demande comment nous ferons pour jouer avec eux dans la cours de l’école s’ils ne parlent pas comme nous", remarque cette petite fille un peu inquiète.

Vers 20 h 30, deux cars s’immobilisent. Les yeux fatigués, ils sont donc 80, essentiellement des familles, à poser le pied à Chastrès. Dans une main leurs bagages, parfois un simple sac, et dans l’autre leurs précieux documents. Ils ont l’air un peu étonnés de voir tout ce monde qui les accueille. "Welcome, welcome !", entend-on fuser de toute part. Avec plaisir, ils acceptent les petits en-cas qui leur sont offerts. Ils se dirigent ensuite vers le réfectoire où ils recevront un bol de soupe et du pain, ou un bol de thé. On le voit, ils sont véritablement épuisés. Mais avant de pouvoir se reposer, il leur restera encore à effectuer quelques démarches administratives pour leur inscription et enfin, s’allonger sur un vrai lit.