Il vaut parfois mieux éviter de croiser la route de certaines personnes. C’est ce qu’ont dû se dire deux chauffeurs de bus TEC, un couple de Viroinval et deux mineurs d’âge lorsqu’ils ont eu affaire à Mohamed.

Ce dernier, déjà connu de la justice, notamment pour tentative de meurtre, est poursuivi pour de multiples faits de harcèlement et de violence commis à Couvin et Viroinval entre décembre 2017 et juillet 2019. Trois ans de prison ferme ont été requis à son encontre.

Le prévenu s’en est notamment pris, à deux reprises, à des conducteurs de bus TEC. Le premier fait remonte au 8 décembre 2017. "Il a empêché le bus de circuler car le chauffeur, qui avait déjà eu un souci avec lui le matin, a refusé de l’embarquer. Un mineur est intervenu pour ne pas qu’il frappe avec son parapluie sur le pare-brise. C’est finalement ce mineur qui a reçu les coups", a précisé le parquet de Namur. Lors du second fait, datant du 9 mars 2018, le chauffeur a été menacé de mort. "Monsieur voulait bien payer son ticket 2,50€ mais pas 3,50€. Le conducteur l’a laissé monter pour ne pas bloquer tout le monde mais a indiqué que la prochaine fois, il le recalerait. Il l’a alors menacé."

Cinq autres faits du genre ont eu lieu dans le cadre d’un conflit de voisinage. Mohamed a notamment menacé sa voisine avec un hachoir à viande et l’a frappée avec sa ceinture en cuir et une raclette, en mai et juin 2019. Il a également frappé son époux, un mois plus tard, avec sa ceinture. Et s’est introduit dans leur domicile. "Il a par ailleurs menacé un mineur qui passait devant chez lui avec un couteau et lui a dit qu’il allait le trouer. Il a également été l’auteur d’une entrave méchante à la circulation en dépassant et bloquant un autocar car le chauffeur n’avait pas attendu son neveu." Jugement le 27 avril.