"Je suis écoeuré que des gens jouent ainsi avec la vérité", a déclaré Me Mayence

Durant l’après-midi de mardi, les témoignages de proches de Petersbourg qui ont côtoyé celui-ci pendant les faits ou juste après ceux-ci ont interpellé la cour. Celui de Marie, notamment, une amie avec qui Petersbourg a passé l’après-midi à boire de la vodka, avant d’aller en sa compagnie retrouver Nathalie Lahaye sur la place de Walcourt. Tous les trois étaient attablés dans un café quand l’accusé est sorti en compagnie de la victime avoir une discussion dans la voiture de celle-ci, lors de laquelle elle sera abattue froidement. La témoin évoque une perte de souvenirs de cet instant. Elle affirme avoir été tellement saoule qu’elle ne se souvient pas de ce qui s’est passé après la discussion entre Lahaye et Petersbourg.

"J’ai un trou, je ne comprends pas ce qui s’est passé". La témoin affirme ne pas non plus se souvenir s’être arrêtée chez un couple d’amis de Petersbourg avant de regagner son domicile. Les habitants des lieux la décriront pourtant comme "en pleurs et tremblant". C’est avant de se rendre chez eux que Petersbourg se serait débarrassé de l’arme du crime dans un champ. "Une fois rentrée chez moi, je me suis couchée vers 23h et j’ai dû dormir au moins 4 heures."

Me Mayence, avocat du fils de la victime, partie civile au dossier, relève de nombreux échange de sms et appels avec des proches de Petersbourg. Notamment un appel de 9 minutes à un moment où elle disait dormir et 29 appels entre 4h 30 et 10 h du matin le lendemain des faits. "Je suis écoeuré que des gens jouent ainsi avec la vérité", a déclaré l’avocat. "Les déclarations des témoins sont en opposition avec les éléments objectifs du dossier. C’est se moquer de la famille de la victime, une amnésie généralisée intéressée et mensongère. On veut refaire la vérité, chacun assumera." Les déclarations d’une autre témoin sont épinglées : "Vous déclariez lors de vous auditions que lorsque vous avez vu l’accusé le jour des faits, il était "calme, agréable et amusant", alors que, dans le même temps, vous lui envoyiez ceci par sms : "Ne fait pas de bêtises, essaie de te calmer, je n’ai pas envie que tu retournes en prison. J’espère que tu n’es pas fâché vu ton humeur de ce jour."

JVE