Le prévenu, un habitant de Fosses, est en aveux d’avoir consulté et diffusé des images à caractère pédopornographique entre janvier 2017 et mars 2019. S’il évoque la curiosité malsaine, il dit aussi que c’est par dérision et moquerie qu’il a consulté de telles images. Un « détail » qui interpelle tant le président Henrion que le ministère public, le prévenu semblant dénué de toute empathie envers les enfants victimes de tels clichés et évoquant une « grosse bêtise », lorsqu’il a été entendu par l’unité de psychopathologie légale. Qui estime que son risque de récidive est faible.

Face à cette absence d’empathie, le substitut Reusens s’oppose à la suspension du prononcé de la condamnation et requiert une peine d’un an de prison, qui pourrait être accompagnée d’une mesure de sursis probatoire.

Le conseil du prévenu plaide un peine assortie d’un sursis probatoire et met en avant le respect du cadre fixé après une période de détention préventive et le travail réalisé spontanément par son client suite au dévoilement des faits : une psychanalyse et des visites régulières chez un psychiatre.

Jugement le 29 avril