Le tribunal correctionnel de Namur a prononcé mercredi une peine de deux ans de prison à l'encontre d'une prévenue accusée du détournement d'une somme de 34.000 euros.

L'argent a été détourné en 2015 et 2016 par une employée du centre culturel Marcel Hicter La Marlagne à Wépion. La prévenue, qui faisait défaut lors de l'audience du 20 janvier, recevait des sommes en liquide dans le cadre de la gestion des réceptions et de la cantine. Elle était la seule à avoir accès au coffre où était censé se trouver l'argent. Le détournement a été découvert lorsque l'employé qui lui a succédé dans ces missions lui a demandé des éclaircissements quant à son mode de gestion. Durant cette période, les comptes de la prévenue ont été crédités des sommes détournées.

L’avocat de la Communauté Française, qui finance la structure, expliquait, lors de l'audience du 20 janvier : "C’est lors d’un contrôle interne que l’on a commencé à soupçonner la prévenue, qui était en charge de la gestion des réceptions et de la cantine. Son successeur à ce poste s’est étonné de l’absence de rentrées financière pour ce secteur durant la période pendant laquelle elle le gérait. Il a demandé des explications et elle n’a jamais répondu à ses sollicitations. Elle recevait les rentrées d’argent en liquide et a expliqué les avoir stockées en cash dans deux enveloppes, dans un coffre auquel elle seule avait accès et dont elle détenait la clé. Il est apparu, à l’examen des comptes de la prévenue, qu’entre janvier 2015 et octobre 2017, ses comptes ont été crédités, à 2000 euros près, de la somme détournée."

Entendue dans le cadre du dossier en juillet 2019, la prévenue a expliqué que ses parents lui avaient donné l’argent. Ce que ces derniers ont nié.

Le substitut Debelle précisait : "La prévenue était la seule à gérer ce compte et ce coffre. Auparavant, un système de reçu existait avec la cantine, mais avec l’arrivée de cette employée, il a disparu. Et l’argent avec celui-ci puisque le compte concernant la cantine n’a plus été alimenté. Elle a alors prétendu avoir laissé l’argent dans le coffre, dont elle seule avait la clé. Quand on sait que son propre compte Belfius a été crédité du même montant que la somme détournée, on comprend mieux pourquoi ses versions n’ont jamais été convaincantes."