Une eau chauffée à 30 degrés, des palmiers mis en lumière et une musique d’ambiance, c’est l’atmosphère cosy créée par Aqua Dream. Une piscine biologique sans chlore installée à Temploux qui n’a pas d’équivalent dans la région et se distingue également par la diversité des activités proposées. Outre les plus traditionnels cours d’aquagym, aquafitness, aquabiking, accoutumance à l’eau et apprentissage de la nage, Valérie Vranckx propose un cours d’aquasirène, une discipline peu répandue en Europe.

"Lors d’un séjour à l’étranger, j’ai vu en bord de plage une petite fille qui était en monopalme", confie l’exploitante namuroise. "J’ai appris que cela faisait fureur aux États-Unis. J’ai déniché une prof néerlandophone qui a pu nous dispenser une formation. La sauce a directement pris. C’est certes ludique mais c’est également un sport exigeant, Une nage d’ondulations, comme le papillon, et sous l’eau, cela permet de développer la concentration et l’apnée."

Un cadeau original en prévision des fêtes de fin d’année, même si comme toutes les autres piscines, Aqua Dream est bien entendu fermé pour l’instant. Valérie espère que les mesures restrictives actuelles évolueront dans le bon sens le 13 décembre. "Je reste positive. Des cours collectifs se donnent toujours pour les moins de 12 ans. On pourrait autoriser des cours individuels de nage. Ma piscine est toujours chauffée, je pourrais aussi la privatiser. Si la bulle familiale est respectée, qu’une désinfection se fait avant ou après, je ne vois pas où est le souci. J’essaye d’être créative mais comme tous les indépendants, je suis dans l’attente."

Il faut dire que l’exploitante joue de malchance. L’ouverture était prévue le 20 mars et avait déjà par la force des choses été reportée au 6 juillet. "On a pu fonctionner pendant trois bons mois. Le temps de voir que le cadre convivial qu’on a créé séduit nos clients. Cela fait plaisir d’avoir pu concrétiser ce rêve mais si les activités ne peuvent pas reprendre normalement en janvier, je serai rattrapée par la logique financière."

Grégory Piérard