La cour et le jury se sont opposés à un sursis simple ou probatoire vu l’extrême violence des faits.

La Cour d’assises de Namur a condamné ce vendredi Didier Beelaert, 55 ans, à une peine de 10 années de prison pour le meurtre par strangulation de son épouse Patricia Wuidart, commis dans les toilettes de leur appartement d’Andenne le 25 février 2018. La cour et le jury lui ont reconnu des circonstances atténuantes vu le contexte particulier du meurtre et son absence d’antécédents mais se sont opposés à un sursis simple ou probatoire vu l’extrême violence des faits. La présidente Annick Jackers a invité Didier Beelaert à profiter de sa détention à la prison de Namur pour mettre en place les conditions de sa future réinsertion

Vendredi matin, le jury avait reconnu l’accusé coupable d’homicide volontaire par strangulation manuelle sur la personne de Patricia Wuidart, dont il ne supportait plus l’alcoolisme.

Le jury s’est basé pour prendre sa décision sur les déclarations de l’accusé juste après son geste : celui-ci a avoué avoir étranglé son épouse en appelant la police. Il a aussi déclaré par la suite qu’il se rendait compte qu’il tuait sa femme mais qu’il a continué.

Plus tard dans la journée, l’avocat général Gaublomme avait réclamé 15 années de réclusion à l’encontre de Didier Beelaert. Il demandait au jury d’accorder des circonstances atténuantes à l’accusé, de tenir compte du contexte du meurtre et d’accorder des circonstances atténuantes à Didier Beelaert. Vu son absence d’antécédent et si sa détention se passe bien, Beelaert pourrait être libérable sous conditions au tiers de sa peine, soit dans 4 ans et 3 mois.