Marc (prénom d’emprunt), un habitant de Gembloux né en 1990, comparaissait ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Namur pour avoir diffusé et détenu des images pédopornographiques, entre avril 2016 et juillet 2017. Il explique : "C’est vrai. L’élément déclencheur est un spam que j’ai reçu et que j’ai consulté, j’ai été où il ne fallait pas." Le prévenu a par la suite fait des recherches avec des mots-clés explicites. L’un deux : pré-teens. Marc aurait également diffusé une image pédopornographique avérée, qui aurait été envoyée à un Philippin.

Marc a suivi une dizaine de séances en compagnie d’un psychologue depuis les faits. L’unité de psychopathologie légale, dans son rapport, estime que le risque de récidive, dans son cas, est très élevé. Le jeune homme vis en vase clos, n’est pas autonome, n’a pas de vie affective et sexuelle. Marc commente : "C’est leur opinion. C’est un jugement sans doute un peu exagéré."

Le substitut David Lengrand relève que le prévenu a souvent chatté avec des filles mineures, des discussions au contenu très cru. "En ce qui concerne la pédopornographie, derrière ces images, il y a de réelles victimes."

Le magistrat souligne qu’à plusieurs reprises, dans le réel et plus dans le virtuel, le comportement de Marc a été plus que sujet à interprétation. Comme près d’un terrain de sport Gembloutois, où certains déclarent avoir vu le prévenu se masturber alors qu’il dit qu’il urinait, tout comme dans le fond d’un jardin, à proximité de jeunes enfants. "Les intérêts déviants du prévenu pourraient évoluer vers une paraphilie suite à ses pratiques addictives. Sous une sincérité de façade, se cache une introspection sommaire." Entendu par les enquêteurs au sujet des faits, Marc aurait déclaré que consulter de la pédopornographie était "une façon de se punir, de s’automutiler." Le substitut s’oppose à une suspension probatoire et requiert une peine de 12 mois assortie d’un sursis probatoire, d’une amende de 500 euros et d’une interdiction de fréquenter des mineurs pendant 20 ans.

Le conseil du prévenu plaide la suspension probatoire du prononcé de la condamnation.

Jugement le 29 octobre