Rochefort : avec 2,76g d'alcool/litre de sang, il porte deux coups de couteau à son fils

Le 22 janvier dernier, un père de famille avec 2,76g d’alcool dans le sang a porté deux coups de couteau à son fils.

S.M
Rochefort : avec 2,76g d'alcool/litre de sang, il porte deux coups de couteau à son fils

On a frôlé le drame, le 22 janvier dernier dans un camping de Rochefort. Un père de famille né en 1973 a porté deux coups de couteau à son fils, le touchant à la nuque et au ventre. L'homme est poursuivi pour une tentative d'homicide et risque cinq ans de prison. C'est en tout cas la peine qui a été requise par le parquet de Namur, qui ne s'est pas opposé au sursis probatoire, ce mercredi matin devant le tribunal correctionnel de Dinant. "La journée avait bien commencé", indique ironiquement le ministère public. "Le prévenu et son fils ont commencé à boire dès 9h30 du matin. Mais vers 20h00, ce qui devait arriver arriva."

Père et fils étaient en effet bien connus de la police rochefortoise. En six mois, quinze interventions policières ont été menées à leur domicile car ils en venaient régulièrement aux mains. Tous deux sont alcooliques. Le jour des faits, le premier cité avait 2,76g d'alcool par litre de sang. "Cela faisait un an et demi que j'étais installé là. Lui et sa compagne m'ont suivi et je subvenais à leurs besoins, alors que j'avais la garde de mon autre fils de 7 ans et que je ne touche qu'un revenu de la mutuelle. Je leur demandais régulièrement de quitter les lieux. Mais ce soir-là, je ne sais même pas ce qui a provoqué la dispute. Je ne me souviens pas de grand-chose. Quand j'ai repris mes esprits, j'avais un couteau en main et mon fils criait", détaille le père de famille.

Pour le parquet de Namur, l'intention homicide est établie. "Dans une audition, il a affirmé avoir eu l'intention de faire mal à son fils. Il a donc accepté l'éventualité que sa mort surviendrait." Le ministère public met aussi en avant la localisation des coups et les déclarations de la compagne de la victime, présente au moment des faits, laquelle évoque l'acharnement du prévenu. Après un coup de couteau, ce dernier a notamment déclaré : "cette fois-ci, c'est planté."

Une thèse à laquelle s’oppose la défense qui demande, elle, une disqualification en coups et blessures volontaires et un sursis probatoire. L’intention morale de tuer n’animait pas son client. Jugement le 15 juin.

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