Beauraing : des coups et méthodes éducatives militaires contestés

Un homme aurait frappé sa compagne et ses enfants, en 2015 et 2016, à Beauraing. Il conteste les faits.

S.M
Beauraing : des coups et méthodes éducatives militaires contestés

En janvier dernier, le tribunal correctionnel de Dinant entamait le procès d’un homme poursuivi pour des faits de coups simples commis à l’égard de sa compagne et de ses deux filles, entre 2015 et 2016, à Beauraing. Dix faits ont été énumérés et décrits par la victime durant l’enquête : coups, tirages de cheveux, étranglements, humiliations permanentes, etc.

L’homme aurait par ailleurs adopté des méthodes éducatives militaires à l’égard de la plus jeune des filles de sa compagne comme monter des escaliers en un maximum de trois secondes, en mangeant devant elle lorsqu’elle était privée de dessert ou en l’obligeant à rester assise plusieurs heures sur son lit.

Le prévenu a contesté l'ensemble des faits. Il est, selon lui, victime d'une vengeance. Son avocate, Me Fery, a plaidé l'acquittement au bénéfice du doute ce mercredi. "Concernant les enfants, plusieurs personnes ont été entendues : instits, directeur d'école, marraine et baby-sitter. Ils ne leur ont jamais rien dit et eux n'ont jamais rien constaté. Il n'y a que pour seul élément à charge l'audition vidéo-filmée d'une des filles. Même constat pour madame : il n'y a que les déclarations de deux amies et un certificat médical qui atteste d'un hématome. Mais rappelons qu'ils avaient une relation particulière puisqu'ils pratiquaient le sadomasochisme. Madame a d'ailleurs signé un contrat BDSM."

Les antécédents du prévenu ne plaident toutefois pas en sa faveur. Après trois peines de travail pour des faits de stups et de coups, il a écopé de quatre ans ferme en 2019 pour des coups sur mineurs et cohabitant, traitement dégradant et privation d’aliments en 2013 et 2014. Il avait notamment maltraité cinq enfants qui devaient prendre des douches froides, manger leurs vomis, etc. Parmi ces jeunes victimes figurait un bébé de 21 mois passé tout près de la mort. Il ne mangeait et ne buvait plus, ne tenait plus debout, ne dormait plus et vomissait. Il était jaune et ses pupilles étaient dilatées. Il avait dû être héliporté vers un hôpital liégeois pour être opéré d’urgence. Victime d’un arrêt cardiaque durant l’opération, il a finalement pu être récupéré. Jugement le 14 septembre.

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