250 000 euros de confiscations requises contre un vendeur de matériel agricole de Bièvre qui empochait les acomptes mais ne livrait pas le matériel

Plus de 40 victimes sont recensées

JVE
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Agriculture culture agricole ferme fermier agriculteur travail terre élevage champs terre planète écologie développement durable tracteur matériel investissement engin mécanique bio ©Jean Luc Flemal

Un vendeur de matériel agricole et forestier de Bièvre comparaissait ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Namur. 44 faits d’escroquerie et d’abus de confiance lui sont reprochés. Il est également concerné par des préventions de faux, d’usage de faux, de recel, de défaut de collaboration avec le curateur et de défaut de comptabilité.

S’il est habile de ses mains, le prévenu s’est révélé être piètre gestionnaire. Après la faillite de sa société en 2017, il a continué son activité en personne physique et les choses ne se sont pas arrangées. Il travaille aujourd’hui toujours dans le même secteur, en tant qu’ouvrier indépendant.

Des faux et usages de faux commis entre 2019 et 2021 lui sont reprochés, à savoir avoir trafiqué des certificats d’assurance. Il est en aveux de ces préventions. Le gros du dossier concerne 44 escroqueries et abus de confiance. Les avocats des parties civiles présentes, qui réclament le remboursement des sommes détournées, évoquent tous un même mode opératoire : le prévenu percevait des acomptes pour du matériel (tracteurs, cuves, machines agricoles, épandeur), mais les victimes ne voyaient jamais la couleur de la marchandise. Une d'elles explique : “J’ai payé 11.000 euros pour un tracteur que je n’ai jamais reçu. Il m’a dit que la firme alsacienne n’avait pas pu procéder à la livraison à cause de la neige. Je l’ai contactée et ils m’ont dit n’avoir jamais reçu de commande de la part du prévenu.” Des problèmes techniques, l’attente d’une pièce, un défaut de conformité ou des problèmes de livraison ont également été utilisés comme excuses pour flouer les victimes.

Le parquet requiert à l’encontre du prévenu une peine de travail de 220 heures ou, à défaut d’exécution, une peine de prison de 2 ans. Sont également requises : une amende de 1000 euros, une interdiction professionnelle de 5 ans et la confiscation de la somme de 250.000 euros, correspondant aux sommes détournées.

Le conseil du prévenu, Me Lothe, plaide une peine de probation autonome pour son client. “Il s’agit avant tout d’un litige civil. Il reconnaît devoir de l’argent aux parties civiles, faute de liquidités suffisantes suite à sa gestion et aux faillites successives. Mais il n’a pas utilisé de manœuvres frauduleuses pour obtenir ces sommes, n’a pas voulu escroquer qui que ce soit. L’empêcher de travailler n’irait pas dans le sens du remboursement des personnes lésées.”

Jugement le 18 janvier.

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