Manquements constatés chez un boucher : la suspension simple du prononcé de la condamnation

Exaspéré par des normes “digne d’une salle d’opération”, il a fermé son atelier de découpe

JVE
Le boucher a mis un terme à son activité de découpe de gibier.
Le boucher a mis un terme à son activité de découpe de gibier. ©DR

Un boucher de l’arrondissement de Philippeville comparaissait mi-décembre devant le tribunal correctionnel de Namur suite à plusieurs manquements constatés en décembre 2020 et janvier 2021 par les inspecteurs de l’Afsca. L’occasion pour notre homme de faire part de son exaspération suite aux normes en vigueur.

J’ai depuis lors fermé mon atelier de découpe de gibier qui était contrôlé 16 à 20 fois par an pour 3 mois de fonctionnement. Le coût de ces contrôles était de plusieurs milliers d’euros par an, sans parler de la paperasse, des exigences et du fait que cet atelier devait ressembler à une salle d’opération. Dans ces conditions, ce n’est plus la peine de travailler. J’ai décidé d’arrêter, pour ma santé mentale et pour l’intégrité physique de ceux qui venaient me contrôler. En 27 ans de métier, je n’ai jamais empoisonné personne.

Le substitut Herbay, évoquait des problèmes de traçabilité et des problèmes de numéros de lot et réclamait une amende de 300 euros à l’encontre de l’indépendant. Ce dernier demandait le bénéfice de la suspension du prononcé de la condamnation, ce qui lui a été accordé ce lundi par le juge Henrion.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...