Beauraing : une permanence "écrivain public" dès le 3 février

Ce service gratuit, confidentiel et ouvert à tous, se veut un accompagnement à la compréhension et à la rédaction d’écrits de toute nature.

S. M.
Bruxelles - Chaussee de Waterloo 203: Les ecrivains publics viennent en aide aux personnes désireuses de régler divers problèmes d'ordre tant administratifs que sociaux ou affectifs (JC Guillaume)
Les ecrivains publics viennent notamment en aide aux personnes désireuses de régler divers problèmes d'ordre tant administratifs que sociaux ou affectifs. ©©JC Guillaume

À l’initiative de la Régionale Présence et Action Culturelles (PAC) de Dinant-Philippeville, une “permanence écrivain public” sera proposée aux citoyens dès le 3 février, au Pôle beaurainois. Ce service gratuit, confidentiel et ouvert à tous, se veut un accompagnement à la compréhension et à la rédaction d’écrits de toute nature.

Écrire une lettre, remplir un document, comprendre un courrier administratif, compléter un formulaire,… peut s’avérer être un calvaire, voire tout simplement impossible, pour une frange de la population. C’est là que les écrivains publics interviennent en servant, en quelque sorte, de relais. Ils écoutent ceux qui en ont besoin, prêtent leur plume et leur voix.

Mais ce service n’est pas seulement destiné aux personnes précarisées ou à celles qui souffrent de la fracture numérique. “Ce service peut par exemple s’adresser à quelqu’un qui veut qu’on relise son mémoire ou quelqu’un qui voudrait déclarer son amour à quelqu’un. L’écrivain public est là pour prêter sa plume. Néanmoins, ils peuvent à tout moment estimer qu’ils n’ont pas la capacité de traiter ce qu’on leur demande et dès lors renvoyer vers quelqu’un d’autre”, explique Françoise Belot, coordinatrice au PAC Dinant-Philippeville.

S’ils interviennent tant sur le fond que sur la forme, les personnes bénéficiaires de ce service restent responsables de leurs intentions. Elles signent leurs courriers et en assurent l’envoi. Pour la régionale PAC Dinant-Philippeville, porteuse du projet, ce service contribue aussi à réduire la fracture sociale et culturelle.

22 journées de formation

Pour devenir écrivain public, une formation est nécessaire. À Beauraing, une dizaine de personnes l’ont suivie durant 22 jours. Logiquement, pour y prétendre, la maîtrise du français, tant en lecture qu’en écriture est nécessaire. “Ils ont également reçu les bases en matière de déontologie, de posture, etc. Cela leur a permis d’obtenir le précieux sésame pour se lancer dans les permanences ou les projets collectifs. Généralement, ce sont des personnes en reconversion professionnelles ou des pensionnés qui la suivent.”

Les permanences beaurinoises seront assurées par un binôme les 1er et 3e vendredis du mois de 9h00 à 13h00, sans rendez-vous. Pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer, une troisième personne sera par ailleurs disponible, sur rendez-vous, pour un service à domicile.

Des permanences similaires existent par ailleurs déjà dans les communes de Dinant, Yvoir et de Philippeville.

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