Entre 2012 et 2016, un habitant d’Onhaye a téléchargé 30.000 fichiers pédopornographiques. Pas par plaisir, selon lui, mais pour « susciter des émotions. » Pour s’assurer qu’il ne pourrait jamais devenir pédophile. Son avocate comparait le téléchargement de ces 30.000 photos et vidéos pédopornographique à une « démarche scientifique. » « Ce monsieur a une intelligence supérieure à la moyenne et a des relations sociales désastreuses. C’est pourquoi il n’a jamais su trouver sa place à l’école et dans notre monde. »

Le parquet de Namur restait néanmoins dubitatif, y compris concernant le rapport des experts qui indiquaient qu’il n’y a pas de déviance pédophile dans le chef du prévenu. « Quand je vois la longueur de la période infractionnelle et le nombre de fichiers téléchargés, je me pose toujours la question du plaisir », indiquait le substitut Bertens.

Ce mercredi matin, l’auteur des faits a écopé de 12 mois de prison assortis d’un sursis probatoire.