Un Tunisien en séjour illégal a été attaqué à la machette par plusieurs autres Tunisiens, dans la nuit du 1er au 2 juin 2019 sur le quai Jean-Baptiste Culot à Dinant. Il a été grièvement blessé. Cette attaque était une réponse à une agression que la victime avait commise, dix jours plus tôt, dans une habitation de la rue Fétis à Bouvignes. Tous faisaient partie de deux clans impliqués dans la vente de cocaïne à Dinant.

Le 15 septembre, huit personnes ont été condamnées pour torture et vol de gsm. La tentative d’assassinat n’a pas été retenue. Le commanditaire présumé en faisait partie. Il a écopé de 5 ans ferme par défaut.

Ce mercredi matin, il a fait opposition à ce jugement. Ses deux avocats ont demandé son acquittement. Ces derniers estiment que rien dans le dossier ne permet de dire qu’il a tout organisé. Les autres protagonistes l’ont pourtant désigné comme tel mais aussi comme celui qui a acheté les machettes. "Aucune vérification n’a été faite par les enquêteurs. Dans cette affaire, il est impossible de faire coïncider les déclarations des uns et des autres. Tous mentent en fonction des alliances d’un jour et d’un autre jour." Le président rappelle que le soir des faits, l’homme a rapidement fait ses valises pour partir en Tunisie. Là encore, aucune vérification n’a été faite, selon la défense. le voyage était prévu de longue date. S’il devait être considéré comme coauteur des faits, une requalification en coups et blessures prémédités est demandée. Jugement le 12 janvier.