La cour d'assises de Namur a poursuivi mercredi le procès de Linda Weber, accusée d’avoir tué son mari Richard Piron de 7 balles le 1er mai 2019 dans leur domicile de la rue Taravisée à Sorinnes (Dinant).

Différents témoins de moralité se sont succédé. Si les sœurs de Richard Piron déclarent qu’elles ne fréquentaient que très peu la victime et l’accusée, on retiendra particulièrement le témoignage de la sœur aînée de Linda Weber. « Linda voulait Richard Piron dans sa vie et personne d’autre, elle ne voyait que lui. Très tôt dans leur relation, il lui prenait l’argent qu’elle gagnait et le jouait. Je me souviens de scènes où il donnait des coups de couteau dans une porte pour s’en prendre à ma sœur, que je voyais parfois avec des lunettes de soleil car elle avait reçu des coups au visage. Elle appelait la police puis retirait sa plainte. Ou le quittait puis revenait quand il promettait de changer. Elle ne voulait pas divorcer pour ne pas s’éloigner de ses enfants. On a toujours cru que ce serait lui qui la tuerait et non l’inverse.»

La sœur de Linda Weber affirme que celle-ci est tombée en dépression car elle avait tout perdu. « Ils ont très bien gagné leur vie, roulaient en Porsche, en Mercedes. Puis cela a été la descente aux enfers. Ils se sont retrouvés dans un chalet sans eau et sans électricité. Aujourd’hui, elle est anéantie. »

La sœur de l’accusée affirme que Linda Weber était sous l’emprise de son mari Richard Piron. « Il décidait de tout et elle n’avait rien à dire, il l’empêchait de voir certaines personnes. Il la suivait à son travail ou la forçait à dormir dans la baignoire. Quand ils ont tous les deux arrêté de travailler, elle n’avait plus de répit, il a essayé de la couper de sa famille. Il lui a toujours dit qu’elle était une bonne à rien, elle pleurait et ne répondait rien, sauf quand elle avait bu. Il la persuadait que tout ce qui n’allait pas dans leur vie était sa faute. »

Réquisitoire et plaidoiries interviendront jeudi.